18 mai 2005

PREMIERE PARTIE

1) les éléments propres au sport dans Astérix 

a) la brutalité

Dans Astérix chez les Bretons et Astérix et les J.O., on remarque la présence de la brutalité. En effet, cette caractéristique qui est soudaine, est illustrée avec la cruauté, la férocité, l’inhumanité ou encore la sauvagerie du sport.

Avec Astérix aux J.O, il dénonce la violence de la boxe : deux boxeurs s’affrontent ; l’un est plus fort que l’autre et va le « battre » en très peu de temps ! Son nom est « Okéidos ». Ce colosse de Rhodes est imbattable, c’est pourquoi, durant la longueur du tournoi, il détruit tous ses adversaires les uns après les autres. Les images et sont révélatrices des différents KO infligés.

Uderzo réduit donc la boxe à un sport de brute où les plus fort, les plus grands, les mieux bâtis gagnent. Il montre par l’attitude du boxeur que l’intelligence n’est pas un facteur de réussite dans ce sport. Seul la carrure, la force peuvent mener un acteur à vaincre.

également stigmatisés: le rugby qui passe dans Astérix chez les bretons pour un sport de brutes, mais nous y reviendrons ultérieurement .

b) la course à la gloire

Déjà lors des premiers jeux antiques (censés être des événements religieux et de cohésion entre les peuples), les athlètes développaient une intense envie de gagner et de recevoir tous les honneurs dus aux champions. En effet, on peut considérer qu’à cette époque, les champions étaient beaucoup plus adulés qu’aujourd’hui puisque leur réputation pouvais traverser les siècles et les élever au stade de demi-dieu ; et leur cités voyaient une partie de la gloire de leur champion rejaillir sur elles. Ainsi, la volonté de gagner était aussi motivé par un objectif politique de prouver la supériorité de sa cité ( les choses n’ont guère changés avec l’apparition des jeux modernes…cf. :1936)
Cette cours à la gloire est parfaitement illustrée dans Astérix et les jeux olympiques, en effet, p37 on voit les athlètes rêver du prix qu’il vont gagner (preuve que l’important n’est pas forcément de participer)
De surcroît, cette soif de victoire est sans nul doute motivée aujourd’hui par l’internationalisation des jeux : gagner aux jeux , c’est être reconnu dans le monde entier. Cela est également présent dans ce même album d’Astérix, à la page 37 où l’on voit que la queue qui se forme devant le stade est composé de gens venus de tous les horizon (grecs, romains, goths, bretons, helvètes…) ce qui n’était pas le cas lors des jeux antiques ; c’est là bien une preuve qu’en parlant des jeux antiques, les auteurs critiquent les actuels.
Cette critique justement de la course à la gloire porte sur la trop grande estime que l’on porte aux athlètes qui peuvent pour en gagner d’avantage avoir recours à tous les moyens pour gagner, ce qui nous renvoie au problème du dopage.

c) le rugby

Après ce KO, le joueur s’étant fait soigner, revient encore plus fort. Ipipourax passe tout le monde en revue, raffûte, frappe tous le monde et marque tous les points de son équipe.

Cette entrée et tous ces gestes montrent l’absence de règles dans ce sport. Uderzo critique l’arbitre car il le montre comme quelqu’un n’ayant aucun pouvoir sur les joueurs! Il laisse l’action se dérouler, sans rien dire…

Uderzo dévoile ce sport comme un jeu libre, avec une absence totale de règle, pratiqué par des personnes brutales.

d) le dopage

Un des aspects importants du sport actuel évoqué dans la saga des Astérix est….le dopage !en effet dans Astérix et les jeux olympiques, les irréductibles gaulois décident de se présenter aux Jo pour représenter la gaule, et à cette occasion, ils se heurtent au règlement strict des jeux (après avoir étés préalablement dénoncés par les romains) les interdisant d’user de produits pouvant augmenter leurs capacités physiques (dans ce cas : la potion magique).
Se pose donc le problème de l’utilisation de la potion magique, en effet, dans tous les Astérix, elle n’est utilisée que pour défendre «  la veuve et l’orphelin », et non pas pour tricher. Le druide représentant la rigueur morale tranche en interdisant aux gaulois de l’utiliser pendant les épreuves.
Cependant, les romains moins scrupuleux ne vont pas hésiter à tomber dans un piège tendu par les Gaulois et en voler un chaudron. La potion magique passe donc pour la première fois comme un moyen petit et mesquin de remporter une victoire facilement ; ce qui contraste avec son utilisation habituelle.
C’est donc bien une critique du dopage qui est formulée dans cet album, puisque l’ont voit que même des produits «  nobles » peuvent êtres corrompus et utilisés à de mauvaises fins, dopage qui fausse les valeurs que véhicule normalement la pratique du sport de haut niveau ( sacrifice, bravoure…)


Dans Astérix chez les Bretons, Uderzo dévoile la férocité du rugby.

Un match entre l’équipe  de « Camulodunum » et « Durovernum » à lieu. On peut déjà remarquer la symétrie entre les deux équipes. Après le coup d’envoi, un joueur se précipite pour rattraper la balle mais « toute » l’équipe adverse lui saute subitement dessus délibérément. Le joueur victime est donc naturellement out !

Uderzo dénonce donc l'animalisation de ce sport : pourquoi tant de joueurs pour en maîtriser un seul ( qui est de surcroît le plus frêle d'entre tous) ? Dans Astérix chez les Bretons, Uderzo dévoile la férocité du rugby.

Posté par pingou à 16:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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